Quand j’ai découvert l’Amour que je portais à mon Enfant

Vous savez déjà que j’ai 2 merveiladoramignon petit garçons, chacun a eu son lots d’aventures (que je vous raconterais a un autre moment) mais là j’aimerais partager un moment plus dur à vivre avec vous :

 

L’annonce de la cardiopathie de Mon Chouchou ! 
Le choc de ma vie ! 

 

La grossesse c’était passé comme prévu, l’accouchement avec une césarienne d’urgence que j’ai plutôt bien vécu. Les quelques jours de maternité étaient fatiguant et un baby blues commençait à s’installer mais rien de bien méchant. Il me manquait juste de l’air et ma maison 😁.

Et puis vient la visite du pédiatre pour valider notre sortie. Il nous informe d’un souffle au cœur. Cela arrive régulièrement à la naissance, le cœur n’ayant pas toujours fini de se former il peut encore se modifier dans les premiers mois de vie de l’enfant et se rétablir seul. Suite à ça nous avons un rendez-vous dans les 48h à Amiens, un CHU très développé de la région.

Il faut bien se dire qu’à aucun moment nous avons été inquiété d’avoir un Rdv aussi rapide. Etant donné qu’il a été pris directement par le pédiatre, nous nous sommes dit que cela était normal.

Pour ce rendez-vous c’est mon papa qui m’accompagne. Simplement parce que je suis incapable de conduire suite à l’accouchement, l’allaitement et que l’on nous as dit que ce n’était qu’un contrôle. Et là, l’angoisse commence :

  • Un bébé qui s’impatiente, qui a faim.
  • Une échographie qui dure 30/40 minutes.
  • Un défiler de médecins et d’internes.
  • A ce moment-là on ne vous parle plus, ni ne vous regarde et on demande à un bébé de 8 jours de rester calme…

 

« Madame votre enfant a faim, vous allez lui donnez à boire ici et ensuite nous passerons dans mon bureau. Vous ne repartirez pas aujourd’hui. Votre fils a une malformation cardiaque, il faut l’opérer… » Après ça j’ai perdu le fil….

 

On nous as expliqué le « problème » : valve aortique trop petite, mauvaise irrigation, cœur qui force trop ➡️➡️ GROS PROBLÈME !! J’ai dut informer PapaJo qui était sur Paris et pour qui le retour s’annonçait long et douloureux.

 

La suite c’est déroulé très vite et sans que l’on nous demande notre avis :

  • Trouver une place en néonat pour la nuit à Chouchou (nous ne sommes qu’accessoire, nous dormirons donc sur un fauteuil et dormir est un bien grand mot !).
  • Nous expliquer un peu le protocole.
  • On nous informe qu’il partira le lendemain matin en hélicoptère, sans nous…

 

Nous avons rencontré une maman cette nuit là, Aurélie, qui nous as beaucoup aidé, écouté, consolé malgré l’épreuve qu’elle vivait aussi. Je me souviens qu’elle m’ai dit que je pouvais pleurez, qu’il le fallait pour tenir et que c’était naturel. Jusque là je mettais retenu par peur d’être jugé trop faible, je ne voulais pas non plus que l’équipe médicale ai à me supporter. Apres ça je suis devenu une vrai fontaine, à tel point que suite à l’opération l’infirmière qui suivait Chouchou à hésiter à me faire rentrer pour le voir j’ai dut insister et ne pas lui laisser le choix.

 

Imaginez que votre bébé de 10 jours que vous essayez d’allaiter malgré tout, se retrouve dans un hôpital au sud de Paris, gardé par une nurse h-24. Vous avez un droit de visite tous les jours de 14h à 20h en salle des réveil. Avec un enfant inconscient et « connecté » : drains, électrodes en direct sur le cœur « au cas où », oxygène et morphine à volonté.

 

A ce moment-là vous savez que vous êtes Parents !

 

signature

1 Comment

Leave a Reply